La capture du monde

 
En un rêve un peu vain
peuplé de Danaïdes,
désirer ardemment
tenir, retenir, même,
ce qui,
flot,
se dérobe
 Mais quand la mer
Blanche,
par nature
insoupçonnable,
chuchote
en haut lieu
des mystères éternels,
 nos mémoires externes,
tentacules fixes,
évident le réel,
le dérident :
résidu nu, artifice,
rien ou peu
ne s’y risque
 Ni le son,
même grave,
que l’on pensait fiché
pour toujours
au plus clair
de nos jours
alouettes en portée
 Ni l’odeur
capitale d’existence,
envahissement
du monde,
et preuve
sans détour
de l'Autre
 
Ni l’image
singulière
échappée vive
en un bouleversement
neuf
modifiant
tous les caps.
 Les souvenirs 
astiqués
comme des trophées morts,
à distance de tout,
là où la traque
sans fin
épouse la vie
 En mobile de l’être. 

@MC 15 Janvier 2021

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s