Nuit d’hiver

Au coin, la flamme
crépite encore,
rouge,
lueur sourde des foyers


Tout


pantomime d'une nuit,
tombée
à peine apparue,
comme le rideau se ferme 
sur des scènes 
vues, lues, vécues,
à jamais sibyllines.


Les corps lâches,
appesantis 
dans la tendresse de lits,
invitent les ombres
aux luttes inconscientes
des esprits
libres - croient-ils.


Les herbes folles
ploient
sous la neige rêvée -
la pluie, plutôt,
réalité
copieuse,
mais


fléchie,
elle-même, 
sous le son sec et las,
au rythme des cordes 
(semblables, paraît-il)
qu'elle jette en pâture
à ce qui s'ignore encore.


Là où dégoutte
la mélancolie feinte
de chants incapables
de sens, 
le silence
se terre
et attend :
 
Ici frémit l'existence.


@MC le 28 décembre 2020

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s